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    November 19

    MisERe

      
    Découvrez la playlist Russian avec Rihanna
     
     
     
     
     
     
     
     

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    November 17

    A.

     
    Découvrez la playlist AFRICA avec Salif Keita
     
     
     
     
    Africa
     
    la Belle Magique....
     
     
     
     
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    November 13

    Bonheur

        

     

     

     

     
     
     
    LE  BONHEUR  DIMINUE
     
    AU  FUR  ET  A  MESURE
     
    QUE  L INTELLIGENCE
     
    AUGMENTE.......
     
     
     
    MERCI LES SIMPsoN's    
     
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    November 12

    Meow

     

     

     

      

     

     

    LE CHAT

     

     

    De sa fourrure blonde et brune
    Sort un parfum si doux, qu'un soir
    J'en fus embaumé pour l'avoir
    Caressé une fois, rien qu'une.

     

    C'est l'esprit familier du lieu ;
    Il juge, il préside, il inspire
    Toutes choses dans son empire ;
    Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?

     

    Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
    Tirés comme par un aimant,
    Se retournent docilement
    Et que je regarde en moi-même,

     

    Je vois avec étonnement
    Le feu de ses prunelles pâles,
    Clairs fanaux, vivantes opâles,
    Qui me contemplent fixement.

    Charles baudelaire,
    Les Fleurs du Mal, 1857

    November 08

    Elvire, c'est la pire

         

     

     

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    Elvire, ô toi ma soeur Elvire
     Au loin ne vois tu rien venir
    Que ce grand soleil qui poudroie
    Et l'herbe qui toujours verdoie ?
     
     
     
     
    Une main douce si caressante
    Qui pour toujours, et incessante
    Telle une plume, ressentir
    La légèreté du plaisir,
    Vibrer les sens telle la lyre
    Pour dans l'éternité mourir
     
     
     
     
    Par le toucher te retrouver
    Tel un être enfin entier
    L'âme et le corps réconciliés
    Instant de bonheur partagé.
     
     
    Merci  Scarpa  !
     
    November 04

    Astre du JoUR

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    Ô Soleil toi qui part si souvent loin de nous
    Qui t'enfuis sans souci vers d'autres horizons
    Darder vers d'autres cieux tes traits qui rendent fous
    Ne peux-tu, ô cruel, rester dans ma maison !
     
     
    Au lieu de t'en aller vers une île de rêve
    Parer de mille feux des flots déjà brillants
    Où nagent silencieux les dauphins, les sirènes
    Où partout s'entrelacent les coraux scintillants !
     
     
    Y a-t-il sur cette île quelque homme de naufrage
    A l'ombre d'un palmier savourant un fruit mûr
    Dans un hamac bercé sur un sable sans âge
    Regardant miroiter un ciel qui luit, si pur ?
     
     
    Les yeux noyés de bleu, un langoureux vertige
    Le promène en ses songes dans son palais divin
    Où tout n'est que lumière fleurs rouges sur leurs tiges
    Se reflétant muettes, cherchant leur ombre en vain
     
     
    Ô Soleil, reviens nous, cet homme qui s'endort
    N'a pas besoin de toi, mais moi, quand tu me quittes
    Lorsque je ne sens plus ton feu qui me dévore
    Je languis épuisée, et je pleure tragique..
     
     
     
     
     
     
    merci  ama      
     
    November 01

    FlEuR

       
     
     
    Si jamais tu reviens, un jour de pluie battante
    Si je vois ton profil se glisser dans l'allée
    Le long des tamaris, des glycines rampantes
    Jouer furtivement sur le trottoir dallé..
     
     
    Si jamais un beau jour tu te souviens de moi
    Si jamais dans le vent, un grand jour de tourmente
    Sombre et tout désolé, tu reviens sous mon toit
    S'imaginant pouvoir retrouver une amante
     
     
    Si jamais tu croyais revoir des souvenirs
    Et que par lâcheté ou par folle démence
    A des rumeurs passées, tu oses revenir
    Croyant pouvoir encore acheter ma clémence
     
     
    Si jamais tu ressens les appels de ton corps
    Et si jamais tu veux m'enlacer dans tes bras
    Si jamais tu essaies de me séduire encore...
    Mais je le sais trop bien, jamais ne reviendra.
     
     
     
     
       Merci     Ama     
     
     
    October 26

    HALloWeEn

     
     
     
    Sorcière..... Te voilà !
     
    C'est moi.....
     
    Où est mon balai ????
     
     
     
     

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    PPPFFFFfffffffffsssstttttttfffffffFFFFFFFFFFFFF

     

     

    October 19

    Ils nous trompent ??????

      
     
     
     
    Qui sont ils ? Tire la langue
     
    Qui sont ces hommes ? Clin d'oeil
     
    Qui sont ces hommes qui trompent allègrement ? Chaud
     
    Qui sont ces sérials séducteurs ? Coeur rouge
     
     
    Ces hommes qui jurent que leur femme est le seul amour de leur vie mais qui s'offrent des aventures sans culpabilité !
     
     
    Ceux qui aiment plusieurs femmes à la foiS, incapables de choisir, incapables de quitter....
     
    Ceux qui ne peuvent se résoudre à s'attacher à une seule femme, ouverts à l'infinie possibilité des conquêtes !
     
     
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil, il paraît LOL, que leur infidélité n'a rien à voir avec la femme qu'ils trompent ou avec la relation qu'ils ont, mais a à voir avec leur histoire d'homme et l'histoire de tous les hommes.
     
    Les hommes seraient pris, il paraît, dans un piège de virilité, de pouvoir, de compétition masculine qu'on a tendance à sous-estimer............. et dont l'infidélité serait  un des symptômes !
     
     
    Par exemple, les "monogames infidèles" Clin d'oeil tiennent foncièrement à leur mariage et leur femme est leur seul amour, mais ils sont capable de dissocier totalement le sexe de l'affection et d'avoir des mâîtresses, sans se sentir même infidèles !
     
     Ils jurent à leur épouse qu'ils l'aiment et ils sont sincères ; ils s'interdisent d'aimer ailleurs !
     
    Mais ils ont une vision machiste du couple ; ils pensent avoir un droit de propriété sur elles, ils se doivent de la respecter comme épouse et mère de leurs enfants, mais ils se donnent des libertés sexuelles qu'ils ne lui accordent pas ! Réception
     
    Enfin, il paraîtrait....... Clin d'oeil
     
     
     
    Il paraîtrait également Clin d'oeil que ce serait une question de contre-pouvoir au pouvoir domestique et maternel de la femme.
     
    Ils se disent inconsciemment, parait il, que les femmes ont le pouvoir sur les enfants et la famille, et qu'elles voudraient en plus avoir le pouvoir sexuel ?
     
    nan mais ça va pas la tête ! Ils pensent "laissez nous ça, parce que bander, c'est notre privilège. Et porter des gosses, ce sera toujours le vôtre". Tire la langue Réception
     
    Leurs aventures feraient partie intégrante de leur conception du mariage ! Enfin, il paraît ! Clin d'oeil
     Pour être de bons maris, et afin que leur mariage dure, ils estiment devoir tromper leur femme......
     
     Après tout, ils se disent fidèles, mais tout dépend biensûr : fidèle à quoi ???
     
    Qu'ont ils promis ?
     
    D'offrir la sécurité à leur femme ?
     
    De n'aimer qu'elle ?
     
    Ou bien de renoncer à toutes les autres ??
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil que ces hommes là en seraient donc incapable, parce qu'ils ont besoin de prouver leur pouvoir phallique, qui les différencie des femmes :
     
     avoir un pénis et la liberté de s'en servir ! Tire la langue
     
     
     
     
    A l'opposé certains fuient dès qu'on leur parle d'engagement.......
     
    C'est le cas des célibataires endurcis, qui séduisent à la chaîne et n'aiment rien tant que parader avec une femme à leur bras.
     
    Ces femmes trophées sont comme autant de messages envoyés, non pas aux femmes, mais aux autres hommes, pour prouver leur masculinité.
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil qu'on ne le réalise pas assez, mais les hommes serait plus préoccupés du regard des autres hommes que celui des femmes.
     
    C'est pourquoi ils chercheraient à séduire le genre de femme qui plaît aux hommes.... Sociétalement parlant ! MDR
     
    Avec ces femmes, le message est clair :
     
    "Voilà ce que je suis capable de ramener !"
     
     
    Cela révèlerait, il paraît, Clin d'oeil en fait, un manque de confiance en eux ! S'ils étaient sûrs d'eux ou avaient d'autres moyens de montrer leur virilité, ils n'auraient pas besoin de femmes trophées.
     
    Cela peut cacher une certaine vulnérabilité chez des hommes qui ne se reconnaissent pas dans l'image imposée de la masculinité : une image de pouvoir, de compétition et d'agressivité !
     
    Un homme sensible peut forcer la dose côté conquêtes féminines pour ne pas avoir à prouver qu'il est un mâle dominateur ou une grande gueule !
     
    Enfin... il paraîtrait.......Clin d'oeil
     
     
     
     
    En revanche, un homme qui est sûr de lui, sûr de ce qu'il est, n'a pa besoin de coucher avec tout ce qui bouge !
     
    Il a, lui, la liberté d'être fidèle........
     
     
     
     
    Alors, vous me direz..... Le rôle du désir dans tout ça ???
     
    Le désir est fragile........ Quoi de plus fragile en effet qu'une bandaison lol qui peut retomber au moindre coup de vent ou à la pensée de sa maman !!!!!
     
    Les hommes seraient terrifiés, il paraît Clin d'oeil, à l'idée de ne plus bander ; derrière cette peur, il y a celle de ne plus avoir envie, de s'ennuyer, de mourir !
     
    Tromper, c'est ser éveiller, fuir l'ennui et la vacuité qui est en nous !
     
    On dira que ceci est également vrai pour les femmes bien que elles, aient une plus grande capacité que les hommes à fantasmer et à maintenair leur désir en rêvant en secret.... Les hommes, eux, ont davantage besoin que leur désir soit visible !
    Leur paradoxe est qu'ils voudraient que leur femme les croie fidèles, mais que leurs amis les voient  grands séducteurs ! 
    Enfin, il paraît ! Clin d'oeil
     
     
     
     
    D'autres hommes ne trompent pas uniquement par désir : Ils tombent amoureux ! Coeur rouge
     
    Eux, ce sont les "polygames infidèles" Coeur brisé
     
    Ils aiment leur femme et ils aiment leur maîtresse ! Arc-en-ciel
     
    Leur rêve : qu'on les laisse aimer, choyer, faire des enfants aux deux, en parallèle !
     
    Ce serait souvent des hommes immatures...
     
    Des hommes qui ne savent pas se séparer, car leur mère n'a pas su se séparer d'eux !
     
    C'est le cas de nombreux hommes, il paraîtrait Clin d'oeil, car les mères ont plus de mal à se séparer de leurs fils que de leurs filles.
     
    Leur femme et leur maîtresse seraient alors comme des doubles de la mère, ou, en tout cas, des garantes de l'affection maternante dont ils ont besoin ! Confus
     
     
    Enfin, il paraîtrait........Clin d'oeil
     
     
     
     
    PIUUUUUUUUUUUUUUUUU........ Me direz vous !
     
    Et alors quand ces trois tableaux se mêlent en un seul homme, ce qui est souvent le cas, paraît il ! Clin d'oeil
     
    Quelle calamité........  Rire
     
     
     
     
    Mais qu'est ce qui aide donc un homme à se construire correctement ??? Confiant un secret
     
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil que ce serait la capacité de la mère à se détacher de son garçon, la capacité de l'enfant à s'identifier à son père, ainsi que celle du père à reconnaître son fils comme un homme et à partager son quotidien......
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil que plus y aurait de défaillances dans cette construction de l'identité masculine, et plus, à la puberté, les copains et le discours de compétition masculine prendraient de place...... La voie tracée pour les MACHO MEN Surpris
     
     
    Il paraîtrait Clin d'oeil également qu'un "infidèle chronique" peut changer....... Tire la langue
     
    S'il n'a pas peur d'être lui-même, de débander, d'être castré, il peut s'apercevoir que, en couchant avec une seule femme, on découvre des choses fabuleuses quej amais on n'aurait eu le temps d'apprendre en changeant sans arrêt de partenaires.
     
    Mais pour cela , il faut mûrir, parait il ! Tire la langue
     
     
    Le souci c'est que les femmes ont du mal à comprendre et que les hommes, eux, en restent à l'explication du désir masculin indomptable ou alors ils n'ont pas d'explication Réception car leur problème aux hommes c'est qu'il paraîtrait qu'ils analysent rarement leurs raisons intimes en ces termes !
     
    Ils préfèreraient, paraît-il Clin d'oeil, dire et croire : 
     
    "je suis désolé, je t'aime , je ne recommencerai plus, je ne sais pas ce qui m'a pris"
     
     
    Réception
     
     
     
    IL  PARAITRAIT...........  Clin d'oeil
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    October 11

    Jardin

           
     
     
     

    Je t’écris car je ne te verrai jamais plus, ni ne te parlerai
    Je t’écris pour mon repos pour ne plus crier
    Et pour exorciser cette amitié qui a refroidi mon cœur
    Et gangrené mon âme, et ses valeurs

    Ici s’arrête l’ennui, la vie
    L’envie d’être ton ami

    De toi tu ne ma donné que de la poudre aux yeux

    Mais j’ai bien plus appris sur toi depuis nos adieux


    J’ai repris des forces et de l’ardeur
    Il fait beau dans mon cœur
    Je glisse à chaque instant
    Tout baigne en dedans



    Je sais comment vivre sans tes délires pour me tromper
    Sans tes paroles amères, sans tes soi-disant m’aider
    Et tes mensonges pour m’émouvoir
    Et ta façon de pour moi tout vouloir

     



    Je n’écoute plus mon cœur
    Mes rimes pour toi se meurent
    Je n’ai plus  à combattre tes élucubrations
    Ni de poussière d’étoiles à ta façon



    Ma muse agonisante devient muette
    Pour inspirer mes drames ... nulles tempêtes
    Plus rien.

    Je ne t’écris pas ma détresse
    Ci-gît notre amitié et tes controverses

     

     


    Poème de  Otangerac  Alberto
     
    Avec son aimable autorisation
     
     
     
     
     
     
     
    October 08

    Des ronds.....

         
     
     
     
     
    Le python Kaa regarde fixement Etienne dont les yeux s’injectent de sang au fur et à mesure que les anneaux se resserrent autour de son cou déjà désarticulé …
     
     

    Etienne est ligoté des pieds à la tête et blêmit à chaque tomahawk qui vient se planter dans le bois du poteau …

     

    Etienne a posé le pied sur un scorpion qui lui a fiché son dard dans le talon et des gouttes de sueur perlent sur son front et commencent à lui dégouliner le long du nez ...


    Il regarde les allumettes qui flambent sous ses ongles, la goutte d'eau tombe immuablement sur le sommet de son crâne toutes les cinq secondes .. oh, edmond, tu n'avais pas besoin de ça ...


    Etienne a été précipité dans le fleuve et, là où il a disparu, les eaux bouillonnent furieusement pendant que le troupeau impassible traverse un peu plus loin ...

     

    « Mais oui », se dit-il, et ses yeux s’agrandissent d’effroi, des mèches folles l’aveuglent et l’étouffent,

     « c’est exactement le bruit qu’on entend dans les films lorsque l’avion tombe en piqué » ...

     

    Un coyote détale à la vue de cette forme prostrée sous le cactus géant tandis que les vautours s’approchent croyant reconnaître un de leurs congénères ...

     

    Mais ce qui les intrigue surtout, c’est l’odeur étrange du goudron frais ... Et ce bruit de ronds dans l'eau, comme au commencement de la Vie.....

     

     

     

    Merci AMA      

     

     

     
     
    October 06

    103....104....105

     
     
     
     
     
    Un VoyAGe  danS  Le  TeMPs
     
     
     
     
     
     
    il était une fois la Vie........
     
     
     
    October 01

    PaRTIr.......

     
          
     
     
     
    Partir, partir un jour sans regarder derrière
     
    Fuir ce monde mauvais, franchir toute barrière
     
    Et délivrée enfin, voguer le vent en poupe
     
    Tout le long des vagues et de leur blanche  houppe.
     
     
     
    Passer des jours entiers, les cheveux  dans le vent
     
    Les yeux fixés au large et toujours droit devant
     
    Respirer l'air marin qui fait gonfler les voiles
     
    Se guider librement en suivant les étoiles.
     
     
     
    Trouver le paradis sur les mers des tropiques
     
    Ou chercher les tempêtes en des lieux plus tragiques
     
    Affronter l'océan,  sa  surface polie
     
    Ou bien commettre  seule  d'ennivrantes folies.
     
     
     
    En franchissant les caps le matin dans la brume
     
    Le pont noyé de blanc, tout recouvert d'écume
     
    Entre les écueils, le grand mât tout ployé
     
    Entre les noirs récifs, hardiment louvoyer.
     
     
     
    Lutter face au destin, grandiose corps à corps
     
    Et même s'il le faut, combattre avec  la mort
     
    Mais en  tout cas partir, sans aucun but, sans fin
     
    Au  gré des houles, fuir, voyager, vivre enfin !
     
     
    Merci Ama    
     
    September 26

    Le Vol dU mArABoUt

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     De chaque côté, les ailes noires fendaient l'air d'une façon presque chirurgicale, sans un souffle, à une vitesse qui ne variait pas. Ce n'était qu'un point haut dans le ciel africain, cette toile uniformément bleue dépourvue pour l'instant du moindre nuage. L'oiseau était laid, si laid avec son appendice sous le cou qui ballottait lorsqu'un virage s'amorçait, mais on ne s'en rendait pas compte.

     


     

          Il était, vu de loin, avant tout gracieux, étonnant d'équilibre, harmonieux déplacement sur fond de lumière. Le silence semblait l'enrober entièrement mais on pouvait bien sûr imaginer le sifflement du vent à ses oreilles, le paysage qui s'offrait à ses yeux. C’est vrai qu’on ne l'aimait pas beaucoup quand on le voyait, replié comme un parapluie, posé sur le mur des abattoirs. Mais il était aussi dans son nid parmi les fleurs mauves, à materner ses petits, ou statue érigée au sommet d’un réverbère, la tête enfouie pour la nuit.

     


     

            Il s'empêtrait parfois dans les fils électriques et restait là déchiré, suspendu, pitoyables ailes brisées. Ou il faisait de l'équilibre sur le bord des antennes paraboliques, levant haut la patte au dessus du vide. Il claquait du bec, qu'il avait très long et pointu, pour signifier quelque chose à ses congénères, les chasser de la branche qu'il avait choisie.

     


          Pour l'instant il se rapprochait, il avait amorcé sa descente en larges cercles. De temps en temps, il regardait sur le côté comme pour se prévenir d'un danger, vérifier que la voie était libre, scruter l'immensité autour de lui. D'autres passagers immobiles se laissaient porter par le vent, battant une fois des ailes pour changer de cap ou ne pas perdre de l'altitude. Des ibis, petits volatiles ronds précédés d'un fin bec courbe se déplaçaient en bandes, poussant de temps en temps d'incroyables éclats de rire. Le ciel était habité de tourbillons qui allaient en tous sens, multitude de passereaux, zébrures des premières chauve-souris.

     


     

          Maintenant on s'apercevait qu'il avait deux couleurs, noir et blanc, surprenante sobriété sous ces latitudes où aiment claquer le rouge et le jaune. Quelques rapaces venaient s'immiscer dans sa trajectoire comme autant d’accents circonflexes. Il ne les voyait pas. Déjà il savait où il allait se poser et il avait calculé, en bon navigateur, l'altitude et l'inclinaison du ciel, le poids du retour sur la terre. Mais voilà qu'il se penchait vers l'arrière.


     


      Comme un avion qui redresse le nez, lui avançait deux pattes raides surgies de son empennage, toutes ailes déployées pour freiner sa course. L'ensemble balançait un peu mais pas un instant ne déviait de son but. Le marabout devenait de plus en plus gros, de plus en plus lourd. Il semblait accélérer alors que c'était le contraire. Soudain maladroit, tel une oie ridicule de bandes dessinées, on aurait dit qu'il allait se fracasser sur un arbre. Mais il n'en était rien. Sa course s'arrêtait net là ou il l'avait choisi. Les ailes étaient déjà repliées. Il était à nouveau hiératique, impénétrable observateur du monde

     

    Merci Ama