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November 13 BonheurNovember 12 Meow
LE CHAT
De sa fourrure blonde et brune
C'est l'esprit familier du lieu ;
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Je vois avec étonnement Charles baudelaire, November 08 Elvire, c'est la pire
Elvire, ô toi ma soeur Elvire
Au loin ne vois tu rien venir
Que ce grand soleil qui poudroie
Et l'herbe qui toujours verdoie ?
Une main douce si caressante
Qui pour toujours, et incessante
Telle une plume, ressentir
La légèreté du plaisir,
Vibrer les sens telle la lyre
Pour dans l'éternité mourir
Par le toucher te retrouver
Tel un être enfin entier
L'âme et le corps réconciliés
Instant de bonheur partagé.
Merci Scarpa !
November 04 Astre du JoURÔ Soleil toi qui part si souvent loin de nous
Qui t'enfuis sans souci vers d'autres horizons
Darder vers d'autres cieux tes traits qui rendent fous
Ne peux-tu, ô cruel, rester dans ma maison !
Au lieu de t'en aller vers une île de rêve
Parer de mille feux des flots déjà brillants
Où nagent silencieux les dauphins, les sirènes
Où partout s'entrelacent les coraux scintillants !
Y a-t-il sur cette île quelque homme de naufrage
A l'ombre d'un palmier savourant un fruit mûr
Dans un hamac bercé sur un sable sans âge
Regardant miroiter un ciel qui luit, si pur ?
Les yeux noyés de bleu, un langoureux vertige
Le promène en ses songes dans son palais divin
Où tout n'est que lumière fleurs rouges sur leurs tiges
Se reflétant muettes, cherchant leur ombre en vain
Ô Soleil, reviens nous, cet homme qui s'endort
N'a pas besoin de toi, mais moi, quand tu me quittes
Lorsque je ne sens plus ton feu qui me dévore
Je languis épuisée, et je pleure tragique..
merci ama
November 01 FlEuRSi jamais tu reviens, un jour de pluie battante
Si je vois ton profil se glisser dans l'allée
Le long des tamaris, des glycines rampantes
Jouer furtivement sur le trottoir dallé..
Si jamais un beau jour tu te souviens de moi
Si jamais dans le vent, un grand jour de tourmente
Sombre et tout désolé, tu reviens sous mon toit
S'imaginant pouvoir retrouver une amante
Si jamais tu croyais revoir des souvenirs
Et que par lâcheté ou par folle démence
A des rumeurs passées, tu oses revenir
Croyant pouvoir encore acheter ma clémence
Si jamais tu ressens les appels de ton corps
Et si jamais tu veux m'enlacer dans tes bras
Si jamais tu essaies de me séduire encore...
Mais je le sais trop bien, jamais ne reviendra.
Merci Ama
October 26 HALloWeEnOctober 19 Ils nous trompent ??????Qui sont ils ?
Qui sont ces hommes ?
Qui sont ces hommes qui trompent allègrement ?
Qui sont ces sérials séducteurs ?
Ces hommes qui jurent que leur femme est le seul amour de leur vie mais qui s'offrent des aventures sans culpabilité !
Ceux qui aiment plusieurs femmes à la foiS, incapables de choisir, incapables de quitter....
Ceux qui ne peuvent se résoudre à s'attacher à une seule femme, ouverts à l'infinie possibilité des conquêtes !
Il paraîtrait
Les hommes seraient pris, il paraît, dans un piège de virilité, de pouvoir, de compétition masculine qu'on a tendance à sous-estimer............. et dont l'infidélité serait un des symptômes !
Par exemple, les "monogames infidèles"
Ils jurent à leur épouse qu'ils l'aiment et ils sont sincères ; ils s'interdisent d'aimer ailleurs !
Mais ils ont une vision machiste du couple ; ils pensent avoir un droit de propriété sur elles, ils se doivent de la respecter comme épouse et mère de leurs enfants, mais ils se donnent des libertés sexuelles qu'ils ne lui accordent pas !
Enfin, il paraîtrait.......
Il paraîtrait également
Ils se disent inconsciemment, parait il, que les femmes ont le pouvoir sur les enfants et la famille, et qu'elles voudraient en plus avoir le pouvoir sexuel ?
nan mais ça va pas la tête ! Ils pensent "laissez nous ça, parce que bander, c'est notre privilège. Et porter des gosses, ce sera toujours le vôtre".
Leurs aventures feraient partie intégrante de leur conception du mariage ! Enfin, il paraît !
Pour être de bons maris, et afin que leur mariage dure, ils estiment devoir tromper leur femme......
Après tout, ils se disent fidèles, mais tout dépend biensûr : fidèle à quoi ???
Qu'ont ils promis ?
D'offrir la sécurité à leur femme ?
De n'aimer qu'elle ?
Ou bien de renoncer à toutes les autres ??
Il paraîtrait
avoir un pénis et la liberté de s'en servir !
A l'opposé certains fuient dès qu'on leur parle d'engagement.......
C'est le cas des célibataires endurcis, qui séduisent à la chaîne et n'aiment rien tant que parader avec une femme à leur bras.
Ces femmes trophées sont comme autant de messages envoyés, non pas aux femmes, mais aux autres hommes, pour prouver leur masculinité.
Il paraîtrait
C'est pourquoi ils chercheraient à séduire le genre de femme qui plaît aux hommes.... Sociétalement parlant ! MDR
Avec ces femmes, le message est clair :
"Voilà ce que je suis capable de ramener !"
Cela révèlerait, il paraît,
Cela peut cacher une certaine vulnérabilité chez des hommes qui ne se reconnaissent pas dans l'image imposée de la masculinité : une image de pouvoir, de compétition et d'agressivité !
Un homme sensible peut forcer la dose côté conquêtes féminines pour ne pas avoir à prouver qu'il est un mâle dominateur ou une grande gueule !
Enfin... il paraîtrait.......
En revanche, un homme qui est sûr de lui, sûr de ce qu'il est, n'a pa besoin de coucher avec tout ce qui bouge !
Il a, lui, la liberté d'être fidèle........
Alors, vous me direz..... Le rôle du désir dans tout ça ???
Le désir est fragile........ Quoi de plus fragile en effet qu'une bandaison lol qui peut retomber au moindre coup de vent ou à la pensée de sa maman !!!!!
Les hommes seraient terrifiés, il paraît
Tromper, c'est ser éveiller, fuir l'ennui et la vacuité qui est en nous !
On dira que ceci est également vrai pour les femmes bien que elles, aient une plus grande capacité que les hommes à fantasmer et à maintenair leur désir en rêvant en secret.... Les hommes, eux, ont davantage besoin que leur désir soit visible !
Leur paradoxe est qu'ils voudraient que leur femme les croie fidèles, mais que leurs amis les voient grands séducteurs !
Enfin, il paraît !
D'autres hommes ne trompent pas uniquement par désir : Ils tombent amoureux !
Eux, ce sont les "polygames infidèles"
Ils aiment leur femme et ils aiment leur maîtresse !
Leur rêve : qu'on les laisse aimer, choyer, faire des enfants aux deux, en parallèle !
Ce serait souvent des hommes immatures...
Des hommes qui ne savent pas se séparer, car leur mère n'a pas su se séparer d'eux !
C'est le cas de nombreux hommes, il paraîtrait
Leur femme et leur maîtresse seraient alors comme des doubles de la mère, ou, en tout cas, des garantes de l'affection maternante dont ils ont besoin !
Enfin, il paraîtrait........
PIUUUUUUUUUUUUUUUUU........ Me direz vous !
Et alors quand ces trois tableaux se mêlent en un seul homme, ce qui est souvent le cas, paraît il !
Quelle calamité........
Mais qu'est ce qui aide donc un homme à se construire correctement ???
Il paraîtrait
Il paraîtrait
Il paraîtrait
S'il n'a pas peur d'être lui-même, de débander, d'être castré, il peut s'apercevoir que, en couchant avec une seule femme, on découvre des choses fabuleuses quej amais on n'aurait eu le temps d'apprendre en changeant sans arrêt de partenaires.
Mais pour cela , il faut mûrir, parait il !
Le souci c'est que les femmes ont du mal à comprendre et que les hommes, eux, en restent à l'explication du désir masculin indomptable ou alors ils n'ont pas d'explication
Ils préfèreraient, paraît-il
"je suis désolé, je t'aime , je ne recommencerai plus, je ne sais pas ce qui m'a pris"
IL PARAITRAIT...........
October 11 JardinJe t’écris car je ne te verrai jamais plus, ni ne te parlerai De toi tu ne ma donné que de la poudre aux yeux Mais j’ai bien plus appris sur toi depuis nos adieux
Je ne t’écris pas ma détresse
Poème de Otangerac Alberto
Avec son aimable autorisation
October 08 Des ronds.....Le python Kaa regarde fixement Etienne dont les yeux s’injectent de sang au fur et à mesure que les anneaux se resserrent autour de son cou déjà désarticulé …
Etienne est ligoté des pieds à la tête et blêmit à chaque tomahawk qui vient se planter dans le bois du poteau …
Etienne a posé le pied sur un scorpion qui lui a fiché son dard dans le talon et des gouttes de sueur perlent sur son front et commencent à lui dégouliner le long du nez ... Il regarde les allumettes qui flambent sous ses ongles, la goutte d'eau tombe immuablement sur le sommet de son crâne toutes les cinq secondes .. oh, edmond, tu n'avais pas besoin de ça ... Etienne a été précipité dans le fleuve et, là où il a disparu, les eaux bouillonnent furieusement pendant que le troupeau impassible traverse un peu plus loin ...
« Mais oui », se dit-il, et ses yeux s’agrandissent d’effroi, des mèches folles l’aveuglent et l’étouffent, « c’est exactement le bruit qu’on entend dans les films lorsque l’avion tombe en piqué » ...
Un coyote détale à la vue de cette forme prostrée sous le cactus géant tandis que les vautours s’approchent croyant reconnaître un de leurs congénères ...
Mais ce qui les intrigue surtout, c’est l’odeur étrange du goudron frais ... Et ce bruit de ronds dans l'eau, comme au commencement de la Vie.....
Merci AMA
October 01 PaRTIr.......Partir, partir un jour sans regarder derrière
Fuir ce monde mauvais, franchir toute barrière
Et délivrée enfin, voguer le vent en poupe
Tout le long des vagues et de leur blanche houppe.
Passer des jours entiers, les cheveux dans le vent
Les yeux fixés au large et toujours droit devant
Respirer l'air marin qui fait gonfler les voiles
Se guider librement en suivant les étoiles.
Trouver le paradis sur les mers des tropiques
Ou chercher les tempêtes en des lieux plus tragiques
Affronter l'océan, sa surface polie
Ou bien commettre seule d'ennivrantes folies.
En franchissant les caps le matin dans la brume
Le pont noyé de blanc, tout recouvert d'écume
Entre les écueils, le grand mât tout ployé
Entre les noirs récifs, hardiment louvoyer.
Lutter face au destin, grandiose corps à corps
Et même s'il le faut, combattre avec la mort
Mais en tout cas partir, sans aucun but, sans fin
Au gré des houles, fuir, voyager, vivre enfin !
Merci Ama
September 26 Le Vol dU mArABoUt
De chaque côté, les ailes noires fendaient l'air d'une façon presque chirurgicale, sans un souffle, à une vitesse qui ne variait pas. Ce n'était qu'un point haut dans le ciel africain, cette toile uniformément bleue dépourvue pour l'instant du moindre nuage. L'oiseau était laid, si laid avec son appendice sous le cou qui ballottait lorsqu'un virage s'amorçait, mais on ne s'en rendait pas compte.
Il était, vu de loin, avant tout gracieux, étonnant d'équilibre, harmonieux déplacement sur fond de lumière. Le silence semblait l'enrober entièrement mais on pouvait bien sûr imaginer le sifflement du vent à ses oreilles, le paysage qui s'offrait à ses yeux. C’est vrai qu’on ne l'aimait pas beaucoup quand on le voyait, replié comme un parapluie, posé sur le mur des abattoirs. Mais il était aussi dans son nid parmi les fleurs mauves, à materner ses petits, ou statue érigée au sommet d’un réverbère, la tête enfouie pour la nuit.
Il s'empêtrait parfois dans les fils électriques et restait là déchiré, suspendu, pitoyables ailes brisées. Ou il faisait de l'équilibre sur le bord des antennes paraboliques, levant haut la patte au dessus du vide. Il claquait du bec, qu'il avait très long et pointu, pour signifier quelque chose à ses congénères, les chasser de la branche qu'il avait choisie.
Pour l'instant il se rapprochait, il avait amorcé sa descente en larges cercles. De temps en temps, il regardait sur le côté comme pour se prévenir d'un danger, vérifier que la voie était libre, scruter l'immensité autour de lui. D'autres passagers immobiles se laissaient porter par le vent, battant une fois des ailes pour changer de cap ou ne pas perdre de l'altitude. Des ibis, petits volatiles ronds précédés d'un fin bec courbe se déplaçaient en bandes, poussant de temps en temps d'incroyables éclats de rire. Le ciel était habité de tourbillons qui allaient en tous sens, multitude de passereaux, zébrures des premières chauve-souris.
Maintenant on s'apercevait qu'il avait deux couleurs, noir et blanc, surprenante sobriété sous ces latitudes où aiment claquer le rouge et le jaune. Quelques rapaces venaient s'immiscer dans sa trajectoire comme autant d’accents circonflexes. Il ne les voyait pas. Déjà il savait où il allait se poser et il avait calculé, en bon navigateur, l'altitude et l'inclinaison du ciel, le poids du retour sur la terre. Mais voilà qu'il se penchait vers l'arrière.
Comme un avion qui redresse le nez, lui avançait deux pattes raides surgies de son empennage, toutes ailes déployées pour freiner sa course. L'ensemble balançait un peu mais pas un instant ne déviait de son but. Le marabout devenait de plus en plus gros, de plus en plus lourd. Il semblait accélérer alors que c'était le contraire. Soudain maladroit, tel une oie ridicule de bandes dessinées, on aurait dit qu'il allait se fracasser sur un arbre. Mais il n'en était rien. Sa course s'arrêtait net là ou il l'avait choisi. Les ailes étaient déjà repliées. Il était à nouveau hiératique, impénétrable observateur du monde
Merci Ama
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